Questions fréquentes sur le tableau électrique
Mon immeuble n'a pas de prise de terre, est-ce rédhibitoire ?
Ce n'est pas rédhibitoire, mais cela doit être traité honnêtement. Dans un
appartement, la terre vient de l'immeuble : si la colonne n'en comporte pas, sa
création relève de la copropriété et non de vous seul. En attendant, la pose
d'interrupteurs différentiels 30 mA améliore nettement la protection des personnes —
sans pour autant remplacer une véritable mise à la terre.
Faut-il l'accord du syndic pour changer son tableau ?
Non : le tableau se trouve dans votre partie privative, vous en disposez librement.
L'accord de la copropriété ne devient nécessaire que si les travaux touchent les
parties communes — création d'une terre, passage de câbles dans les couloirs,
modification du comptage sur le palier.
Un tableau neuf fait-il baisser ma facture d'électricité ?
Non, et il faut se méfier de qui l'affirme. Un tableau ne consomme rien : il
protège, il ne fait pas d'économies. Ce qui peut réellement alléger une facture, c'est
ajuster la puissance souscrite ou revoir le chauffage — deux sujets distincts, à
regarder pour eux-mêmes.
Combien d'interrupteurs différentiels faut-il ?
La norme en impose au minimum deux dans un petit logement, trois au-delà d'environ
35 m², quatre pour les grandes surfaces. Au moins l'un d'eux doit être de type A,
destiné aux appareils susceptibles de générer des courants continus résiduels : plaque
de cuisson, lave-linge, borne de recharge.
Un dépanneur me propose un « certificat de conformité », est-ce sérieux ?
Aucun document de ce nom n'existe pour une installation déjà en service. Seule
l'attestation Consuel a une valeur officielle, et elle ne concerne que les
installations neuves ou entièrement refaites donnant lieu à une nouvelle mise en
service. Pour une installation existante, ce qui fait foi est la facture détaillée des
travaux et, le cas échéant, le diagnostic électrique.